Pistolet

 

Cette discipline demande au tireur de s’orienter vers deux directions essentielles : régulariser et rendre reproductible sa position ; renforcer et rendre plus stable sa position.

La régularisation des éléments

Elle passe par la construction d’une posture :
Pour le bas du corps : écart des pieds / équilibration-gainage du bassin ;
Pour le haut du corps : placement du buste / main gauche / fixation de la tête.
La posture s’organise autour de 3 données : l’angle constitué par le bras armé et l’axe des épaules ; l’empilement des axes Pieds/Bassin/Epaules ; l’équilibration générale du corps.
Cela passe par la mémorisation des divers éléments de sa position et l’alignement de sa position par rapport au rameneur.

Les facteurs de reproductibilité

Le placement de la tête : facteur essentiel du positionnement de la ligne de mire qui va permettre un contrôle pendant la phase d’approche des éléments de visée ainsi qu’un alignement fin sous le visuel.
C’est l’élément stable dans la position qui permettra une réelle reproductivité de celle-ci ; la tête est déjà placée avant de monter l’arme. Il faudra porter son attention sur le placement de la tête et surtout sa fixation (la tête ne doit pas bouger pendant la visée).
Axer/Verrouiller le poignet : C’est l’action de placer son arme en alignement par rapport à l’axe du bras, sans contrôle visuel, avant de monter le bras en cible, tout en verrouillant le poignet, c’est à dire en le gainant (renforcement du serrage). Tendre son bras de façon que l’arme se place dans son prolongement, le bout du canon reposant sur la table de tir.
Serrer légèrement la crosse (pré-serrage) tout en verrouillant son poignet.

Le lâcher en pression continue

C’est la forme de lâcher la plus utilisée, de l’initiation au plus haut niveau. La réussite d’un tireur dépendra de sa capacité à réaliser ce geste technique.
Le placement du doigt : Le doigt est positionné pour que la queue de détente soit au milieu de la phalangette, zone la plus sensible. La phalange doit être au contact de la crosse. Le doigt travaille en mode positif jusqu’au point dur de décrochage.
Le lâcher intervient lorsque la phalange et la phalangette sont à 90°.
L’action du doigt est toujours parallèle à l’axe du canon.
La phase de préparation du lâcher (absorption d’une partie du poids de la détente), se fait sous le visuel après le contrôle de la ligne de mire et avant la stabilisation.
Le lâcher ne débute qu’à partir du moment où le doigt est sur le point dur. La queue de détente est écrasée jusqu’au départ du coup. Cette pression est maintenue un court instant après le départ du coup.

La coordination des éléments (séquence de tir)

Elle est assurée par la séquence de tir qui comprend deux grandes parties :
Une première partie recouvre les conditions de la stabilité au travers du placement, de la position et de l’alignement de l’arme :
   changer la cible et charger l’arme ;
   chausser l’arme et contrôler la prise en main en vérifiant les appuis ;
   contrôler sa position ;
   axer son arme dans le prolongement du bras et effectuer le serrage définitif sur la crosse ;
   monter le bras au dessus de la cible et contrôler la ligne de mire.

Une deuxième partie concerne la coordination de la visée et du lâcher :
   descendre sous le visuel et venir au point dur en sa stabilisant ;
   débuter l’action du doigt tout en renforçant l’accommodation visuelle ;
   continuer la pression du doigt pendant la visée ;
   départ du coup pendant le maintient des actions de visée/lâcher/stabilité.

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